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Jumat, 22 Februari 2013

Revenu Canada et le sexe ,ça va ensemble Mr. Harper ?

Informations confidentielles - Près de 1000 cas d'inconduite à l'Agence du revenu
 
Photo Agence QMI / Archives

Informations confidentielles

Près de 1000 cas d'inconduite à l'Agence du revenu

OTTAWA - Bon an mal an, des dizaines d'employés de l'Agence du revenu du Canada se font taper sur les doigts parce qu'ils naviguent sur des sites de contenu explicite pour adultes, consultent sans autorisation le dossier d'impôt de collègues de travail ou de membres de leur famille ou transmettent des informations confidentielles.



C'est ce que révèlent des documents d'accès à l'information obtenus par TVA Nouvelles.
Sur une période de cinq ans, à compter de 2006-2007, il y a eu 927 cas d'inconduite dans les bureaux de l'Agence du revenu du Canada (anciennement Revenu) d'un bout à l'autre du pays, soit près de 200 cas par année. La plus grande partie des incidents touche la mauvaise utilisation des installations de Revenu Canada ou l'accès sans permission à des informations confidentielles des contribuables.

L'exercice budgétaire 2006-2007 a été particulièrement pénible. Sur 250 cas, il y a eu 136 incidents où des fonctionnaires ont utilisé les bureaux de Revenu Canada à d'autres fins qu'à des fins professionnelles. Il y a eu 34 cas où des employés ont épié les dossiers d'impôt de contribuables.

De plus, on a mis la main sur deux personnes qui trafiquaient de la drogue. D'autres avaient omis de déclarer des sources de revenu, étaient ivres au travail ou sollicitaient des clients pour aider leur propre compagnie. Dans son ordinateur, une personne avait 1645 images de personnes légèrement vêtues, 42 images de personnes nues et avait navigué plus de deux heures sur des sites érotiques ou de contenu pour adultes. Cinq personnes étaient congédiées et 113 écopaient de suspensions.

Les exemples de cas d'inconduite se répètent pour les années 2007- 2008 à 2010-2011, mais on dénote une baisse pour ce qui est des fonctionnaires qui ont navigué sans permission dans le dossier des contribuables. Il y en avait huit en 2010-2011.

Les Ontariens en cause

Chaque année, c'est dans les bureaux ontariens de l'Agence du revenu du Canada (excluant le siège social à Ottawa) où l'on dénombre le plus grand nombre de transgressions au code de déontologie et de conduite de l'Agence. Le Québec n'est pas un très fautif.

Des incidents semblables ont été portés à l'attention de la Commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Jennifer Stoddart qui mène actuellement une enquête. Elle a souligné dans son rapport annuel qu'il y avait un «risque potentiel» que de telles violations à la vie privée puissent toucher «des milliers de Canadiens».

À l'Agence du revenu, on a souligné qu'on prenait «très au sérieux la protection du régime fiscal canadien» et que toute plainte fondée était sanctionnée.

«Les incidents qui concernent un seul employé ou un petit groupe d'employés ne mettent aucunement en cause l'honnêteté et le professionnalisme des milliers d'employés» de l'Agence qui travaillent de façon exemplaire chaque jour, a déclaré dans un courriel le conseiller principal pour les relations avec les médias, Philippe Brideau.


REF.:



Kamis, 10 Januari 2013

États-Unis: les précurseurs de l'«open data»


Publication de données - États-Unis: les précurseurs de l'«open data»
 
Photo momius - Fotolia.com


WASHINGTON - La liste des visiteurs de la Maison Blanche, les risques de retard sur chaque vol intérieur américain, ou encore la carte des tornades: ce sont quelques-uns des 400 000 fichiers publiés sur internet par l'Etat américain, un des précurseurs de l'«open data».
L'open data - littéralement «données ouvertes» en français -, qui vise à publier sur internet le maximum de données publiques possible, a seulement quelques années d'existence.
Washington n'a lancé data.gov qu'en 2009, avec 57 fichiers, mais près de quatre ans plus tard, le site publie régulièrement de nouvelles données, dans un format qui permet aux entreprises ou aux citoyens de les exploiter facilement.
Le développement de l'open data traduit la volonté des États d'améliorer la transparence de l'action publique et d'en justifier le coût auprès des citoyens.
C'est grâce à des données - gratuites - de l'administration des transports, que des sites aériens américains indiquent pour chaque vol, avant l'achat, le pourcentage de vols à l'heure: 73% seulement pour le vol United Washington-New York du mercredi soir.
Et on trouve de tout sur data.gov: les rapports d'inspection des maisons de retraite, les évaluations de sièges auto pour enfants ou les taux d'infections nosocomiales dans les nombreux hôpitaux publics militaires.

La qualité prime

Mais ce n'est pas tant le volume que la qualité des données qui importent.
Selon le professeur James Hendler, un expert américain qui étudie l'open data dans le monde, les Américains, suivis des Britanniques, sont en pointe car ils ont institutionnalisé la publication des données par les administrations. Ils ont aussi développé des «écosystèmes» d'entreprises et d'associations qui exploitent les données dans des applications pour les internautes.
«C'est bien de publier les données, mais tout est vraiment plus utile quand on crée des communautés et si on donne l'opportunité aux gens d'intégrer les données, et si les données sont lisibles par des machines», explique-t-il.

Trous, erreurs et zones d'ombre

Mais si les Américains sont les premiers à s'être lancés, les zones d'ombre persistent après une période d'euphorie suivant l'élection de Barack Obama. Au premier jour de son premier mandat, le 21 janvier 2009, le président américain signait un mémorandum ordonnant à ses ministères une «présomption de publication» pour tous les documents, un renversement de tendance après la présidence de George W. Bush.
«Les deux premières années ont été très créatives, très avancées», explique Daniel Schuman, de la Fondation Sunlight. Mais «ils ont perdu la motivation». En cause: l'inertie ou la résistance des administrations, qui doivent adopter de nouveaux réflexes.
«Nous avons besoin de nouvelles lois, pour institutionnaliser cela et nous immuniser contre un changement d'humeur du prochain président», expliquait récemment lors d'une conférence Anne Weismann, directrice de l'ONG CREW, qui a forcé la Maison Blanche à publier la liste de ses visiteurs, afin d'identifier ceux qui ont l'oreille de la présidence.
Des milliers de fichiers ne sont pas à jour, contiennent des trous ou des erreurs, pointe de son côté Josh Tauberer, un jeune entrepreneur de l'open data, notamment sur le site des dépenses publiques (USASpending.gov).
Mais l'open data n'en est qu'à ses débuts. Avec plus de 40 pays et l'arrivée de l'Inde, l'Amérique du Sud et de dizaines de villes dans le giron de l'open data, le nombre de fichiers en ligne pourrait passer d'environ un million actuellement à plus de cinq millions d'ici 2015, selon James Hendler.



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